La réorientation est aujourd’hui plus que d’actualité.
Quelles sont mes aspirations ?
Mon métier actuel me permet-il de vivre en accord avec mes valeurs ?
Quel impact je peux avoir sur les autres, sur l’environnement à travers mon travail ?
Est-ce que je fais le choix d’un métier alimentaire, qui rentre dans les codes de la société actuelle ou je m’autorise choisir un métier à impact positif sur moi, sur les autres, sur notre environnement ?

Comment toi et moi pouvons faire le choix d’un métier utile ?


Rencontre avec Chloé, fondatrice de la Masterclass “Devenir un talent utile”.

Peux-tu te présenter ? Quel est ton parcours ?

Bonjour ! Je suis Chloé, j’ai 30 ans. J’ai eu un début de parcours classique de prépa – école de commerce (ESCP Europe) – début de carrière prometteuse, dans les nouvelles technologies.


Et puis à 26 ans, quand mon entreprise Carrefour m’a envoyé déployer l’intelligence artificielle au Brésil, la rencontre avec la culture brésilienne m’a soufflé un vent de questionnements dans les cheveux. J’ai commencé à questionner mon propre parcours mais aussi la difficulté que moi et mes camarades avions à accéder à l’information nécessaire au changement de parcours.


À l’époque je travaillais déjà depuis quelques années sur la recherche des causes et bonnes pratiques d’une orientation épanouie, par passion. Alors quand un éditeur m’a proposé d’en faire un livre, je me suis engouffrée pleinement dans cette voie, en tant qu’auteure, chercheuse, et accompagnante.


En parallèle, j’ai commencé à enchaîner des missions de plus en plus passionnantes en tant que cheffe de projets utiles, en freelance, pour des entreprises solidaires et associations – surtout autour de la thématique du marché du travail, bien sûr. Par exemple en ce moment, en plus de la gestion de la Masterclass et du coaching des formés, j’aide à la recherche et au lobbying d’un syndicat qui défend le statut indépendant. J’ai beaucoup de chance, mes deux activités me passionnent.

Comment en es-tu arrivée à créer cette Masterclass ?

C’est après la publication de mon livre (Le Manuel de l’Affranchi, Marabout, 2019) que j’ai reçu de plus en plus de témoignages de personnes qui me disaient « je veux être utile mais je ne sais pas comment ».


Ça me semblait insupportable à entendre. Et puis je comprenais bien ce qu’ils ressentaient, j’étais passée par là, je sais que c’est un sentiment désagréable et injuste dont il faut se sortir rapidement, en comprenant ce qu’on ressent, ce qu’on peut faire, et en passant à l’action dès que possible.


Alors je me suis penchée plus précisément sur le double sujet du travail utile – qui est seulement en train de se préciser et de s’organiser – et de l’orientation qui a du sens pour soi. J’ai rencontré plein de gens passionnants pour en débattre théoriquement, et j’ai affiné mes outils d’accompagnante pour aider chacun à creuser le sujet en pratique selon les valeurs et les priorités de chacun.


Comme je suis une fervente croyante dans la capacité de chacun à s’approprier la connaissance de façon autonome et à son rythme (sur le marché du travail, sur soi-même), la Masterclass m’est apparue comme une évidence.


C’est un excellent médium pour transmettre à la fois du savoir théorique et pratique, diffuser la bonne parole des intervenants qui m’avaient moi-même inspirée, détailler les exercices d’auto-coaching, donner toutes les ressources pour aller plus loin.


C’est très beau de voir les formés s’en emparer à leur sauce comme je l’avais imaginé, chacun à son rythme, le matin le soir ou le week-end, derrière son ordinateur ou son portable, chacun en insistant sur le sujet qui lui parle le plus.

En quoi consiste la Masterclass ? Que proposes-tu ?

La Masterclass Devenir un Talent Utile est une suite de vidéos, exercices d’auto-coaching, et de lectures, qui se suit 100% en ligne, à son rythme, en moyenne en 5 semaines.

Elle contient une partie théorique, avec des intervenants passionnants, pour que chacun comprenne les évolutions du travail et sache ce qu’est le marché du travail utile aujourd’hui en France.

Il s’agit à la fois de montrer les belles opportunités qui, mais aussi les écueils à éviter, de la façon la plus exhaustive possible. Quand le formé a mieux compris ce qu’il ressentait et a pu préciser sa propre définition de l’utilité, il ou elle passe à la deuxième partie, d’auto-coaching.

Là il découvre les clés de la compréhension de soi-même, avec des outils rationnels (compétences, personnalité, hiérarchie des besoins) et des outils intuitifs (valeurs, combats, etc, jusqu’à la projection de scénarios de vie au niveau personnel et professionnel), et enfin des défis concrets pour sortir du mental et vite entrer dans l’expérimentation (jusqu’à la construction d’un plan d’action d’orientation avec calendrier associé).

Après la Masterclass, selon les besoins du formé, une ou plusieurs heures de coaching l’aide(nt) à renforcer son choix ou son plan d’action selon là où il en est, et l’accompagne dans les premières étapes, et même jusqu’à la dernière étape s’il ou si elle le souhaite ! Les coachés sont moi-même ou deux autres personnes super que j’ai rencontré dans ma formation pour devenir coach. Deux personnes brillantes qui maîtrisent aussi parfaitement les outils puissants de Communication Non-Violente et de Programmation Neuro-Linguistique pour aider l’autre à avancer sans jamais le mettre dans des cases ni le rendre dépendant de l’accompagnement.

Collectivement, avec les intervenants et les nombreux talents utiles qui ont aidé à construire la formation, on a imaginé tout ce qu’on aurait aimé apprendre dès nos grandes écoles, voire avant.

Selon toi, la crise écologique que nous vivons actuellement peut-elle nous permettre de provoquer le changement de l’intérieur ?

Oui, bien sûr, il y a plein de façons dont la crise écologique actuelle provoque ou en tout cas accélère nos envies de changement. Déjà, la crise écologique et sanitaire en cours provoque une crise économique, qui vient renforcer le sentiment de précarité pour tout type d’emploi.

Historiquement, à chaque moment de précarité est associé une quête d’épanouissement. C’est peut-être contre-intuitif, mais l’idée derrière, c’est « quitte à ne même plus avoir de sécurité de l’emploi, autant avoir une situation qui me plaît ». Ce n’est qu’une façon de se lancer mais par chance, aujourd’hui il n’y a même plus à choisir entre sécurité de l’emploi, succès de carrière, et voie épanouissante ☺

Par ailleurs, la crise écologique en cours, contrairement aux crises précédentes qui ont suscité des évolutions des attentes liées au travail (politiques et sociales surtout), nous donne un sentiment inédit d’être nous-mêmes responsables du problème, et que nous-mêmes pouvons faire partie de la solution. D’où l’urgence de changer de métier pour contribuer à préserver la planète, ou au moins, comme dit Pablo Servigne – chercheur en transition écologique – dans la Masterclass, pour « ne plus nuire ».

Le changement d’orientation dans la transition écologique n’est pas majoritaire mais il est de plus en plus important, notamment chez les ingénieurs (et heureusement, parce qu’on a besoin d’eux).

En revanche, les prises de conscience collectives et individuelles induites par la transition écologique ont eu un rôle non négligeable dans nos quêtes de sens, oui.

En quoi chacun d’entre nous peut se sentir concerné par la question du choix d’un métier utile ?

Selon le regretté David Graeber, environ 50% de la population active en Occident ont le sentiment d’avoir un bullshit job, et ne s’y épanouit pas. Si on exclut les résignés, ça fait environ 1 personne sur 2 qui aimerait avoir un job moins bullshit, donc littéralement plus utile, que l’utilité soit une utilité pragmatique (sentir l’impact qu’on a sur l’entreprise ou sur le monde) ou une utilité au sens éthique (contribuer positivement à l’évolution de la vie d’autrui, de la société, ou de la planète).

Si tu devais transmettre un message aujourd’hui, en une phrase ou deux, à une personne qui souhaiterait changer d’orientation et se tourner vers un métier utile ?

Bien évidemment, de suivre la Masterclass, puisqu’on y a mis tout ce que j’ai envie de lui dire ☺ J’ai aussi envie de lui dire merci pour son envie, au nom de ceux qui vont bénéficier de son changement d’orientation.

Enfin, même si un conseil en une phrase et sans connaître la personne ne suffit pas, j’aimerais lui suggérer de choisir une mission qui est écologique pour lui ou elle, c’est-à-dire en accord avec sa personnalité, ses valeurs et ses ambitions, et puis de commencer à essayer de la mener dès que possible.

Parce qu’au fond il n’y a qu’en testant qu’on sait si on a fait un choix qui nous convient ☺ En savoir plus : deveniruntalentutile.com


Et nous voici arrivés à la fin de cet article interview.
Ce que l’on peut en retenir:

La question d’un métier utile devient de plus en plus prenante, et encore plus aujourd’hui suite à la crise sanitaire.Le problème est de savoir comment faire ?

La masterclass te propose des outils pratiques et théoriques pour t’aider à définir ce qu’est un métier utile à tes yeux et comment mettre en place une méthode d’orientation qui te convient.

Un métier utile peut signifier avoir un impact sur l’autre, sur la société, la planète. Tout cela dépend de toi, tes aspirations, ce que tu es et ce que tu veux transmettre.

Et le plus important: quand faut y aller, faut y aller !

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