Pour ce nouvel article, on se retrouve en compagnie de Victoria de @Vicplusgreen, Adepte du Zéro Déchet, elle va nous partager sa vision du Zéro Déchet, ses trucs et astuces du quotidien pour une vie plus respectueuse de l’environnement.

 
Peux-tu te présenter, présenter ton parcours scolaire et professionnel ?
Je m’appelle Victoria, j’ai 27 ans.
J’ai fait un bac S puis un IUT Technique de commercialisation. Je suis partie ensuite en Allemagne faire une licence pendant un an toujours dans le management. Pour arriver dans une école de commerce à Grenoble où j’ai coupé avec une année de césure entre-temps.
Pendant mon année de césure, j’ai réalisé deux stages: le premier au sein de l’IGN, l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière et le second au sein de Beauté Privé.
Ma 2ème année en alternance s’est faite aussi chez Beauté Privé qui m’a recruté ensuite en CDI, où je suis restée 5 ans.
 

Quelle est ton activité aujourd’hui ?

Actuellement, je suis en pleine réflexion sur mon projet professionnel.
Je vais me lancer en freelance en septembre en marketing digital puisque je réalisais ces missions dans mes précédents postes.
Le but est de proposer mes services à des entreprises engagées, responsables.
 

Comment as- tu découvert le Zéro Déchet ?

Pour moi, le Zéro Déchet, ça fait partie d’un tout. Donc je parlerai plutôt de transition écologique.
 
J’ai eu une prise de conscience lorsque j’ai regardé le documentaire “The Game changers”, plutôt orienté nutrition, disponible sur Netflix. Dans ce documentaire, ils montrent que les athlètes Vegan peuvent avoir de meilleurs résultats que les athlètes omnivores. Et ce documentaire parle aussi beaucoup de l’impact de la viande sur la planète. C’est quelque chose que je n’avais pas du tout en tête. J’avais entendu parlé que les vaches relâchent du méthane. Mais j’étais à mille lieux de m’imaginer l’impact concret que ça pouvait avoir.
 
Ça a ouvert une petite porte en moi.
 
J’ai commencé alors à m’intéresser d’abord à la nutrition, en quoi être végétarien va changer mon impact sur la planète. De fil en aiguille, tu arrives sur un flow d’information. Plus j’en apprenais, plus j’avais envie d’en apprendre et plus je m’intéressais et je me disais comment je n’ai pas vu ça avant.
 
J’ai beaucoup lu. J’ai notamment lu “Ca commence par moi” de Julien Vidal. J’ai aussi lu “Zéro Déchet” de Béa Johnson. J’ai commencé à suivre des comptes Insta, j’ai regardé encore plus de documentaires, je me suis inscrite à un certain nombre de conférences.
 
Je me suis beaucoup informée pour comprendre. J’étais alors dans l’engrenage et ça m’a passionnée. J’ai eu envie de changer ensuite assez vite.
 

Quelle est ta vision du Zéro Déchet aujourd’hui ? Qu’est-ce que cela veut dire pour toi ?

Les déchets, ce n’est pas uniquement ce que l’on jette à la poubelle.
C’est aussi tout ce qui passe avant.
Manger un steak, ce n’est pas juste jeter l’emballage à la poubelle. C’est se dire qu’il a fallu faire pousser du soja pour nourrir le bœuf qui sera ensuite découpé et transformé. C’est donc utiliser beaucoup de ressources.
Donc pour moi le déchet, c’est aussi toute la pollution qui va avec.
 
Les déchets les plus importants sont finalement ceux que l’on ne voit pas.
 
Réduire ses déchets, c’est très bien. Mais c’est la partie visible de l’iceberg.
 
Avant, j’étais vraiment factuelle: je voulais diminuer le nombre de fois que je jetais quelque chose dans ma poubelle.
Maintenant, avec le recul, depuis 2 ans, je continue à utiliser des solutions réutilisables mais je me dis aussi que ce n’est peut-être pas là que j’aurais le plus d’impact.
 
Il ne faut pas être focus que sur la taille de ta poubelle.Même Béa Johnson n’est pas totalement Zéro déchet.
 

Au quotidien, comment tu le vis, qu’est-ce que tu mets en place ?

J’ai commencé par acheter des cotons lavables, une gourde. J’ai commencé à me rendre dans des boutiques de vrac.
Mais je me lâche aussi un peu la grappe.
Si j’ai envie de manger un MacDo dans l’année, si j’ai envie d’acheter une chose qui n’est pas de seconde main, je le fais.
 
De manière générale, je fais mon composte. Pour le coup, ça a un impact direct sur ta poubelle.
 
Pour la question du vrac, je suis tombée une fois sur une story de Carnet Green qui disait qu’acheter en vrac c’est très bien mais les magasins n’achètent pas directement en vrac pour se fournir. Acheter dans des gros contenants c’est tout aussi bien. On achète parfois sur Koro par exemple, un paquet de pâte de 5kg. Ça fait gagner du temps, ça libère la charge mentale et au final ça fait malgré tout moins de déchets à plus grande échelle.
 
Je privilégie aussi le seconde main. ça peut prendre du temps mais de manière générale, il n’y a pas vraiment d’urgence à s’acheter un vêtement.
 
Manger local et de saison. J’ai d’ailleurs découvert un nombre de légumes incroyables cet hiver (le topinambour c’est sous côté) !
Mais encore une fois, on aime les bananes et les avocats, on en mange. Mais on n’a pas mangé une seule tomate ou un concombre en hiver.
 
Mettre un stop pub sur la boîte aux lettres.
 
Faire soi-même, que ce soit en cuisine ou les produits ménagers (faire sa lessive ça prend 1 minute).
 
Donner des choses que l’on aurait jeté en temps ordinaire ou vendre. Une chose peut toujours avoir de l’utilité pour quelqu’un.
 
 
Chaque petit geste compte. Sauf qu’il ne faut pas que ça devienne contraignant jusqu’au point de nous décourager.
 
Je pense que la flemme est un très gros ennemi du Zéro Déchet. Acheter en vrac, il faut amener ses tupp, acheter seconde main ça prend du temps, etc….
 
Quotidiennement, j’essaye de penser au 5R du Zéro Déchet:
  • Refuser: savoir dire non, ne pas prendre par principe juste parce que c’est gratuit.
  • Réduire: réduire sa consommation de manière générale. Et même côté Zéro Déchet (inutile d’acheter 20 cotons lavables !). Cet objet autant Zéro déchet soit-il, est-ce que j’en ai vraiment l’utilité ?
  • Réutiliser: on réutilise ses bocaux, ses bouteilles en verre (inutile d’acheter une bouteille en verre neuve, on achète une bouteille de jus de pomme!).
  • Recycler
  • Composter (“Rot” en anglais)
 

Quel serait ton top 3 de conseils à donner pour une personne qui souhaiterait s’orienter vers le Zéro Déchet mais qui ne connaissait pas auparavant ce terme ?

S’informer.
Quand on y connait rien, foncer tête baissée c’est le meilleur moyen de faire des erreurs.
S’informer avant d’acheter. Par exemple, tu peux lire “Zéro Déchet, le manuel d’écologie quotidienne” de Julie Bernier.
 
Avancer progressivement.
Commencer par ce qui nous paraît le plus facile. Si tu commences avec des choses qui te sont trop contraignantes, c’est le meilleur moyen de te décourager.
Quand tu essayes de te tourner vers le Zéro Déchet, c’est ton mode de vie que tu remets en question, tes habitudes que tu as depuis des années. Donc tu ne peux pas du jour au lendemain changer quasiment toute ta vie, ta manière de consommer, de réagir.
Ne pas jeter ce qui ne correspond plus à tes valeurs. C’est justement l’inverse du Zéro Déchet.
 
“See the bigger picture”
Essayer de voir ce qui se passe au-dessus. Se dire que l’obsession du Zéro Déchet peut être complètement contre productive. Acheter un haché végétal en plastique a moins d’impact qu’acheter un morceau de viande dans un tupperware en verre. Est-ce que vraiment au global, c’est une meilleure option ?
 
 
 
Ce qu’il faut retenir de l’Interview de Victoria :
 
  • Être Zéro Déchet, ce n’est pas juste limiter ses déchets dans sa poubelle, c’est prendre la question de la transition écologique dans son ensemble.
  • Chaque petit geste compte: faire du composte, recycler, savoir dire non, mettre un stop pub.
  • Prendre du recul sur ces actions “Zéro Déchet” et se poser la question de l’utilité et de l’impact en amont.
 
Et toi, quel est ton ressenti sur le Zéro Déchet ?
Sens-toi libre de partager en commentaire juste en dessous !
 
A très vite !